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C'est dès quatre mois que le chiot, quelle que soit sa race, doit faire sa première visite dans un salon de toilettage.
A la manière de la "première rentrée scolaire" des enfants, c'est souvent pour lui la première séparation d'avec ses maîtres. C'est donc un évènement essentiel qui conditionnera en partie son avenir.
Le toiletteur doit d'ailleurs, tout comme la maîtresse de l'école maternelle, prendre un temps particulier pour cette occasion.
Il faut qu'une confiance mutuelle s'établisse ; que le chiot soit aidé afin de surmonter ses appréhensions : qu'il se familiarise avec le bruit des séchoirs, des tondeuses, qu'il prenne l'habitude de la baignoire, de la douche, qu'il s'approprie la table de toilettage, qu'il s'habitue aux manipulations nécessaires à son hygiène.
Et puis ce n'est pas anodin ; tout comme le bébé qui passe sa première matinée hors de la maison familiale, ce sera l'occasion pour le chiot de découvrir qu'il existe d'autres chiens... Ce qui lui permettra de se sociabiliser avec ses congénères.

LES TEMPS CHANGENT :
Moeurs :
L'animal de compagnie prend aujourd'hui une place quasi-humaine au sein de la famille. Il est de bien des sorties, présent pratiquement en toutes occasions... Alors, lorsque la promiscuité est très forte, il est évidemment encore plus nécessaire de respecter à son profit une hygiène qui ne peut plus être aujourd'hui deulement minimaliste ! N'oublions pas que parfois, chiens ou chats accèdent sur le lit de leurs maîtres, quand ce n'est pas dedans ! Or, le chien le plus propre demeure un chien qui a dans ses gènes de humer les déjections de ses congénères, parfois de les lécher...

Science :
Après une longue période d'histoire vétérinaire où l'on professait que le mieux pour un chien était de n'être lavé que le moins possible, on entend aujourd'hui un discours heureusement tout différent qui privilégie la prévention (des problèmes dermatologiques nortamment) à partir de bains réguliers donnés avec des produits adaptés.
En effet, on doit toujours se souvenir que la peau de notre chien n'a pas du tout les mêmes caractéristiques que la nôtre !
Les taux de "ph" de chacune, notamment, sont différents.
Il est donc absolument nécessaire d'utiliser des produits spécialement dosés.
Laver un chien en utilisant des shampooings "doux", "très doux" ou "pour bébé" à usage humain est une complète hérésie : quoique "doux" pour une peaun humaine, un tel produit est agressif pour l'épiderme d'un chien. Pour oser une comparaison, qui accepterait de prendre un bain en utilisant une lessive destinée à laver le linge ?

Évolution :
Hier, les toiletteurs étaient avant tout des "tondeurs" qui mettaient a nu la peau des chiens à la façon de la tonte des moutons. Peu à peu, on a agrémenté cette tonte intégrale en aménageant des zones où le poil était seulement taillé (épaules, hanches, pompon au bout de la queue...). Désormais, le toilettage n'est plus l'apanage des seuls caniches.
Aujourd'hui on brosse, on peigne, on baigne ; on tond encore un peu parfois, mais surtout, on tend le poil, on lui donne du volume, on le "sculpte", et on pratique de plus en plus l'épilation pour diverses races telles que certains terriers (Scottish, West-Highland White Terrier, Cairn, Fox...).

Races :
Les races des chiens ont beaucoup changé depuis quelques années, avec les modes qui ont suivi les films à succès et les séries télévisées devenues "séries-cultes" : qu'on se souvienne de l'engoûement pour le Montagne des Pyrénées après la série "Belle et Sébastien" ! Combien de Bergers Allemands doivent d'avoir été choisis en souvenir de "Rintintin" ou plus récemment de Mabrouk, la mascotte de l'émission "Trente Millions d'Amis" ? Plus récemment la vogue connue par les Saint-Bernard ("Beethoven"), les Dalmatiens ("Les 101 dalmatiens"), les Colleys ("Lassie chien fidèle") les Jack Russel à cause d'un présentateur de télévision, et les Westies à la suite d'une série de spots de publicité pour un aliment canin !
Tout ceci contribue à faire évoluer les races qu'on voit émerger pour certaines, disparaitre pour d'autres (les caniches sont en régression alors que le Cairn, le Yorkshire ou le Jack Russel sont en progreession), ce qui conduit à modifier les toilettes des chiens puisqu'évidemment, le toilettage d'un cocker n'est pas du tout le même que celui d'un Scottish...

SUR LES IDÉES REÇUES
(auxquelles il faut "couper le cou").
Nombreuses sont les personnes qui imaginent que le "toilettage" est simplement un coup de brosse ou de peigne vivement donné, ou un bain et un séchage rapides. Les idées fausses sont nombreuses et aussi fantaisistes que variées !
Un rappel succint s'impose donc :
Quand on parle de "toilette" ou de "toilettage", on entend un ensemble d'opérations qu'on peut décomposer en quatre étapes.

- 1° étape :
Brossage et démêlage.
Cette étape s'accompagne éventuellement d'une "pré-taille" grossière (destinée seulement à réduire les longueurs) ou éventuellement d'une épilation (en fonction de la race), avec coupe des ongles et épilation des oreilles.
- 2° étape :
Shampooing.
D'abord, shampooing de "décrassage", puis, après rinçage, shampooing de beauté (ou de soin s'il s'agit d'un traitement prescrit par un vérétinaire).
- 3° étape :
Séchage.
Séchage et tension du poil à l'aide d'une brosse douce (brushing).
- 4° étape :
Coiffage.
Coiffage, taille et finitions (tour des pattes, égalisation des soies ou flammes, retouches...)

C'est ainsi qu'un toilettage ne peut pas durer moins d'une heure et demie pour un chien de type Caniche ou Yorkshire terrier, qu'il faut compter deux heures pour un Lhassa-Apso ou un Shih-Tzu, et des durées encore supérieuses lorsqu'il s'agit de races telles que Bouvier Bernois, Colley ou Cocker Américain !

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