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Le salon du Toilettage de l'Octroi tire son nom de la proximité de l'ancien octroi Est de Niort, sur la route de Poitiers ; l'actuelle Avenue de Paris.
L'ancienne borne d'octroi est d'ailleurs visible près de l'entrée du salon (elle a été déplacée et installée là par le passé).

OCTROI :
Un octroi était une contribution que certaines municipalités étaient autorisées à établir et percevoir sur les marchandises de consommation locale, une sorte de péage, de droit de douane intérieur.
Institué par le "TARIF" de 1718, qui visait à remplacer les impôts directs d'Ancien Régime (Taille, Capitation...), il devait s'agir à Niort d'un :
"droit quy se leveroit sur les denrées et marchandises quy entreroient dans la ditte ville et faubourgs, tant par eau que par terre."
Toutefois, à cette date déjà, de nombreuses villes n'avaient plus leurs remparts d'antan... Au moment de la chute de l'Ancien Régime, Niort n'était plus non plus ceinte de murs avec quelques parcimonieuses entrées ménagées dans les anciennes "portes"... Cette taxe d'octroi était donc aisément déjouable et constituait une incitation à la fraude... C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Assemblée Constituante, consciente de ce problème, va abolir les octrois... que le Directoire va s'empresser de rétablir quelques années plus tard.
C'est seulement entre les deux guerres que les octrois seront supprimés en France.
C'est en effet une loi du 15 août 1926 qui les abolit à compter du 31 décembre 1926. Le texte de cette loi ne sera publié que le ... 12 décembre 1926 par le Journal Officiel (soit moins de vingt jours avant son entrée en vigueur !)
A Niort, le service de l'Octroi comptait trente huit employés lors de sa suppression. Ces personnels furent licenciés ou mis à la retraite du fait de la loi qui supprimait leur raison d'être.
Quant aux locaux abritant ces services, la ville obtint de pouvoir les céder, à l'exception du "Poste du Vivier", que l'on conserve alors afin de permettre d'assurer la protection de la prise d'eau alimentant la ville.
On a quelque peine à imaginer aujourd'hui qu'il existait des postes d'octroi : rue d'Échiré, avenue de Paris, avenue de Limoges, rue des Trois-Coigneaux, avenue de La Rochelle, rue de Fontenay, rue de Grange, rue de Bellune et le "Poste de Saint-Martin"...
Néanmoins, quelques immeubles portent encore les stigmates de leurs anciennes fonctions :

Sur cet immeuble de l'avenue de La Rochelle, situé entre les rues du Quatre-août et Brin-sur-Seille, on aperçoit encore les mots "BUREAU DE L'OCTROI" qui étaient peints sur la façade, entre la corniche et les trois arcades.
(Photo prise le 26 novembre 2007)

De même, rue de la Chamoiserie, le pavillon d'entrée des Ateliers Municipaux porte toujours, gravée dans la pierre, sa fonction d'antan (à hauteur du premier étage, au-dessus de la porte d'entrée)
(Photo prise le 26 décembre 2007)
Pour ceux que l'Octroi de Niort intéresse, je recommande l'ouvrage de Monsieur André TEXIER, auquel j'ai fait quelques emprunts :
"Essai d'Histoire municipale de Niort - Tome II - Niort de 1914 à 1925" paru aux Editions du Terroir.


Historiquement, le salon du "Toilettage de l'Octroi" est le premier qui ait été ouvert à Niort.
Je l'anime quant à moi depuis le 15 septembre 1993.
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